C’est Assez

C’est Assez est un organisme de lutte contre l’exploitation, le massacre et la détention des cétacés (dauphins, orques, bélugas, baleines, marsouins…) en France, en Europe et à l’international.

C’est Assez est une association de loi 1901 créée par Christine Grandjean en 2014. Le siège social se trouve à Dijon, mais dispose de plusieurs antennes régionales à Paris, Lyon, Nice mais également à Nantes, l’antenne Grand-Ouest créée au printemps 2015.

L’antenne nantaise est coordonnée par Bastien, et Luce de Tree House, anciennement coordinatrice de l’association, assure la fonction de trésorière. L’antenne est soutenue par une cinquantaine de militants et de militantes dont une vingtaine à chaque manifestation.

L’association est parrainée par Guillaume Meurice depuis 2015 (photo ci-contre avec Christine Grandjean) et soutenue par Jason Biggs (Orange Is The New Black), Holly Marie Combs (Charmed) et d’autres personnalités influentes.

Les objectifs :

    • Lutter contre les captures et les massacres de cétacés dans le monde (Taiji, Iles Feroë, Charente Maritime…) ;
    • Informer sur les conditions de détention dans les bassins en France et en Europe et empêcher la construction de nouveaux delphinariums.

C’est Assez dénonce ainsi les politiques des parcs et spectacles animaliers marins motivées uniquement par le profit au détriment des cétacés.

Depuis l’ouverture du parc en 2009, 4 dauphins sont morts. Pour rappel, l’espérance de vie moyenne d’un dauphin en liberté est de 40-45 ans pour les mâles, et 50 ans pour les femelles.

Découvrez l’histoire tragique de Aïcko (en photo ci-contre) au parc Planète Sauvage, ainsi que la liste des morts des 4 parcs français, en incluant le Moorea Dolphin Center (Tahiti).

L’association met en avant les connaissances scientifiques qui permettent d’affirmer que les cétacés sont des êtres sentients, intelligents, conscients d’eux-mêmes dotés de cultures, de langages propres, vivant au sein de structures sociales et familiales complexes.

Les parcs et spectacles animaliers ne prennent pas en compte ces informations et ainsi les animaux captifs souffrent de problème de santé directement liés à leur détention : ulcères induits par du stress, dépression, diminution de l’espérance de vie, comportements anti-sociaux et agressions entre individus liées à l’environnement.

Les besoins physiologiques ne sont également pas remplis : les espaces de vie sont incroyablement exigus par rapport aux environnements naturels des cétacés, qui ont besoin de plusieurs centaines de kilomètres carrés d’espace à parcourir avec plusieurs centaines de mètres de profondeur pour pouvoir évoluer librement. C’est loin d’être l’environnement adéquat fourni par les parcs animaliers.
Les animaux doivent également disposer d’intimité, et de pouvoir évoluer au sein de leurs structures familiales. Les mélanger à des étrangers n’est donc ni bénéfique ni bienveillant pour eux. Les bassins sont également chlorés.

Le dressage aux tours requis pour les spectacles sont également cruels, exploitant les animaux et les affamant pour les faire “jouer” contre une récompense alimentaire.

L’industrie de la captivité cautionne et utilise le massacre des dauphins à Taiji (Japon) pour renouveler sa population de captifs. Cette pratique destructrice et cruelle répond aux demande du business des parcs, et ne permet que l’enrichissement des grands groupes et de leurs actionnaires, et non à un besoin de préservation, comme annoncé par certains parcs, qui nient ainsi les besoins physiologiques, psychologiques et socio-culturels des animaux.

C’est Assez milite pour la création de sanctuaires marins où les cétacés actuellement captifs pourraient progressivement être réhabilités à la vie sauvage, intégrés à de nouvelles familles (nommées “pods”) ou finir leurs jours protégés et non-sollicités.

Ci-contre une capture d’écran de la vidéo publiée sur le site de El Pais, montrant la crique qui servirait à accueillir les dauphins du zoo de Barcelone.

Leurs moyens d’action :

  • Des stands d’information : on peut notamment les trouver régulièrement sur la Place Royale en centre-ville de Nantes ;
  • Du tractage et des pétitions (que nous relayerons dans notre section Agir > E-militantisme pour les versions en ligne) ;
  • Des organisations de conférences, de débats, de projections ;
  • Des interventions en milieu scolaire ;
  • Des manifestations pacifiques devant les 3 parcs français métropolitains : Marineland à Antibes (06), le Parc Astérix dans l’Oise (60) ou encore Planète Sauvage à Port-Saint-Père (44) pour l’antenne Grand Ouest ;
  • Des actions en justice ;
  • Du travail auprès des députés : suite à l’annulation de l’arrêté Royal, création d’un nouvel arrêté abolissant ou réglementant les conditions de détention des cétacés.

L’association était jusqu’à début Mars dans l’attente de la décision du Conseil d’Etat relative au recours contre l’arrêté Royal de mai 2017 déposé par Marineland. Cet arrêté promettait de nombreuses avancées vis-à-vis de la captivité des cétacés, notamment l’arrêt de la reproduction en captivité, l’augmentation des normes de taille de bassin, l’arrêt de l’utilisation de chlore, réglementation plus strictes lors des spectacles…

La stratégie passant par une nouvelle réglementation peut paraître welfariste (actions liées au “bien-être animal”, et non à l’abolition de leur exploitation), mais il n’en est rien. Le but était de mettre en place des normes impossibles à tenir pour les parcs, ce qui est, à terme, censé abolir leurs activités car le maintien des conditions actuelles les feraient tomber sous le joug de la loi. C’est d’ailleurs pour cela que Marineland a fait un recours auprès de la justice.

Comment soutenir C’est Assez ?

Un petit point ci-contre de la part de l’association concernant l’utilisation de dons financiers, parce que nous voulons que notre lectorat puisse être informé en toute transparence.
Les dons sont mutualisés par l’association nationale puis répartis entre les antennes régionales en fonction des besoins.

L’équipe de Vegan in Nantes vous rappelle que voir des animaux sauvages n’est pas un droit que les humains peuvent s’octroyer. Les animaux sont des individus à part entière, sentients, et ont le droit à la liberté et à la disposition de leur propre vie. Nous avons le devoir de les leur garantir. Si vous voulez voir des animaux dans leur environnement naturel en les respectant et sans les déranger, des sorties en mer sont possibles en France.

Si vous voulez vous investir dans cette lutte, nous vous invitons à vous rapprocher de l’association C’est Assez via les liens vers leurs réseaux sociaux et sites Internet que nous repostons sous ce message.

 

Nous vous invitons à boycotter les parcs animaliers en ne les fréquentant pas, et à utiliser les ressources que les associations expertes dans leur domaine que nous présentons, ou encore nous-mêmes, mettons à votre disposition pour informer votre entourage, que vous soyez adhérent.e.s ou non. Ces ressources sont bien entendu en libre accès, dans l’optique de mettre fin à l’exploitation animale.

Nous vous rappelons également que blâmer tou.te.s les Japonais.es du massacre annuel de Taiji est non-pertinent, xénophobe et raciste. La France elle-même cautionne ce massacre en autorisant les parcs animaliers à perdurer, n’est pas en reste à cause de l’activité de la pêche en Charentes Maritimes et en Vendée et est très en retard sur la défense de ces animaux. Les visiteur.euse.s sont également responsables par leur fréquentation de parcs, en finançant ce genre de pratiques, de manière consciente ou non.
Les actions doivent se faire à tous les niveaux, dans toutes les localités de la planète, les uns AVEC les autres, et non les uns CONTRE les autres. Rappelez vous que nous vivons dans une société et un pays globalement spécistes. Nous vous invitons à agir de manière respectueuse et cohérente en participant à cette action de C’est Assez : ici. Découvrez également le témoignage de Yuki Ikeda et une fiche sur les pratiques spécistes des autres pays par Florence Dellerie ci-dessous.

Rappelez vous également que les personnes en face de vous non-sensibilisées ne sont pas coupables de leur absence de sensibilisation : pour la plupart d’entre nous, nous ne sommes né.e.s ni véganes, ni militant.e.s de la protection animale. Ce n’est pas “nous contre ceux qui participent, consciemment ou non consciemment à l’exploitation animale”, mais bien “nous POUR les animaux”. La bienveillance et la cohérence seront de mise pour éveiller les consciences de manière performante et ainsi arriver au plus vite à l’abolition de l’exploitation animale.

Merci à Bastien et Luce d’avoir bien voulu répondre à nos questions !

Toutes les photographies et images sont utilisées avec l’aimable autorisation de leurs propriétaires.

 

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