Florence Dellerie, illustratrice et autrice scientifique

Florence Dellerie est une illustratrice et autrice scientifique française indépendante et militante égalitariste.

Fortement impliquée dans les luttes contre toutes les oppressions systémiques, elle réalise des outils militants comme ses fiches explicatives, des visuels pédagogiques… Et a créé le site Questions Animalistes, où vous pouvez trouver l’ensemble de ses travaux militants. Elle est de plus illustratrice pour Food Not Bombs en France. (lien de Food Not Bombs Nantes)

Elle tient également un blog Mediapart.

Mon approche se veut sceptique, radicale et bienveillante. L’idée est de parler d’éthique en utilisant une forme de communication facile d’accès, non violente, sourcée et ludique, pour casser les idées reçues et éveiller l’esprit critique dans la joie et la bonne humeur.

Pourquoi ne pas consommer les oeufs de poules "heureuses", vivant chez vous, chez un.e ami.e, chez un.e voisin.e... ? 1- Les animaux ne sont pas des marchandises À ce titre, nous ne devons pas les considérer, ou considérer leurs œufs, leur lait, leur peau, leur chair, ou autre, comme des ressources à notre disposition. 2 - Cela entretient une vision morale de l’exploitation Consommer des produits d’origine animale, quels qu’ils soient et d’où qu’ils proviennent, perpétue l’idée qu’il est moralement acceptable de le faire. 3 - L’origine des poules Si votre voisin·e, un·e ami·e ou autre, vit avec des poules que vous jugez “bien traitées”, c’est parce qu’elle ou il les a au mieux recueillies, au pire achetées dans un élevage. Dans un cas comme dans l’autre, pour chaque poule, un mâle a été tué à la source, car les poules pondeuses et les “poulets de chair” sont des races distinctes. Par conséquent, un poussin mâle issu de la race “pondeuse” est aussi inutile pour les œufs que pour la chair. 4 - 50% des œufs sont de futurs mâles Un œuf pondu sur deux est un futur mâle, considéré comme un déchet. Le résultat, c’est que pour chaque poule, un poussin a été passé vivant à la broyeuse, gazé, ou jeté vivant à la poubelle. Demandez-vous, quand vous voyez les poules qui vivent chez vos ami·e·s, chez votre voisin·e, où sont passés les coqs... 5 - Manger des œufs n’est pas indispensable Référez-vous à la position officielle de l’Association Américaine de Diététique (composée d’environ 100 000 nutritionnistes et diététicien·ne·s) : “les alimentations végétariennes bien conçues (y compris végétaliennes) sont bonnes pour la santé, adéquates sur le plan nutritionnel et peuvent être bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies. [Elles] sont appropriées à tous les âges de la vie, y compris pendant la grossesse, l’allaitement, la petite enfance, l’enfance et l’adolescence, ainsi que pour les sportifs.” 6 - Vous ne savez pas comment faire autrement ? Le plaisir gustatif n’est pas un argument valable lorsqu’il s’agit de l’exploitation et de la mort d’êtres sensibles. Mais si vous ne savez pas comment remplacer les œufs dans vos recettes, sachez qu’il existe d’innombrables substituts : graines de lin, agar-agar, fécule de maïs, protéines de soja, bananes, graines de chia, etc. sont autant de produits végétaux que l’on trouve facilement en magasin et qui remplacent avantageusement les œufs.

Ci-contre : exemple de fiche pédagogique portant sur l’exploitation des poules dites “heureuses”/”de réforme”.

Ces fiches peuvent être diffusées sur les réseaux sociaux lors d’un échange, ou encore être mises à disposition du public sur un stand. Leur usage est libre et gratuit. Seule l’utilisation commerciale n’est pas autorisée. Si vous avez un doute, n’hésitez pas à la contacter.

Merci à Florence Dellerie pour sa participation à l’article !
Images et photographies utilisées avec l’accord de leur propriétaire (Florence Dellerie – Illustration / Florence Dellerie).

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