Le mardi 11 août, à 20h30, le cinéma Ellé du Faouët accueille une soirée pas comme les autres. Jean-Michel Le Saux vient présenter son documentaire « Le Gyrovague et les Paysculteurs », un film engagé qui questionne notre rapport à la terre. La projection, suivie d’un débat avec le réalisateur, s’annonce comme un moment fort pour celles et ceux qui s’intéressent à l’agriculture durable et à l’environnement.
Jean-Michel Le Saux, un cinéaste au service de l’écologie
Ce passionné de nature a choisi la caméra comme outil de partage. Avec ce film, il souhaite donner la parole à celles et ceux qui expérimentent une autre façon de cultiver. Le documentaire, produit par Hibou Production, sera d’ailleurs diffusé dans les médiathèques et les établissements scolaires grâce à l’ADAV. Une belle manière de faire circuler les idées.
Le personnage central du film s’appelle Hervé Coves. Ingénieur agronome, écologiste et franciscain, il incarne une figure singulière : celle du gyrovague. Dans la tradition monastique, ce terme désigne un moine errant qui voyage de lieu en lieu pour partager son savoir. Hervé Coves en est une incarnation moderne, loin des grands discours climatiques. Il préfère arpenter les campagnes pour accompagner concrètement les paysans.
Hervé Coves, le gyrovague des temps modernes
Dans le film, on découvre un agronome atypique qui fait confiance à l’intelligence du vivant. Il ne s’installe pas dans un lieu unique, mais parcourt les terres pour répondre aux sollicitations des jeunes agriculteurs. Son objectif : répandre les pratiques de l’agroforesterie et de la permaculture, tout en s’adaptant aux réalités de chaque exploitation.
Cette approche, profondément ancrée dans le développement durable, se nourrit d’expériences concrètes. Hervé ne donne pas de leçons, il observe, échange et apporte son expertise là où on l’attend. Sa démarche rappelle celle d’un colporteur de solutions, guidé par l’idée que l’écologie se vit plus qu’elle ne se raconte.
Des paysans inspirants, des expériences concrètes
Le documentaire tire sa force des rencontres qu’il met en scène. On suit Astrid, Marco et Nathanaël, de jeunes paysans qui testent de nouveaux modèles. Leur point commun ? Une confiance absolue en la nature et une volonté de sortir des sentiers battus.
- 🌱 Sophie, en Corrèze, ressuscite des terrains essorés par l’agriculture intensive, grâce à des méthodes naturelles.
- 🐟 Marco opère une transition impressionnante : il passe d’un élevage intensif de 800 bêtes à une ferme à échelle humaine, en s’appuyant sur l’intelligence des castors.
- 🌾 Nathanaël et Astrid expérimentent des écolieux mêlant agroforesterie, permaculture et entraide paysanne.
Chacun de ces parcours illustre la diversité des pistes possibles. La caméra capte les doutes, les réussites et les échecs, avec une justesse qui touche au cœur. Car loin des idées reçues, ces initiatives montrent que l’agriculture peut rimer avec respect des sols et des êtres vivants.
Les castors, ingénieurs de la réhydratation des sols
L’histoire de Marco est particulièrement éclairante. En laissant les castors réaménager les cours d’eau, il observe une remontée spectaculaire des nappes phréatiques et une flore qui reprend ses droits. Une solution low-tech, presque gratuite, qui prouve que l’écologie peut devenir une alliée rentable.
En Corrèze, Sophie expérimente de son côté la renaissance de terres abandonnées. En associant plantations, pâturage tournant et compost naturel, elle parvient à redonner vie à des parcelles laissées pour mortes. Des exemples qui font du bien et réchauffent le cœur.
Le documentaire s’invite dans les lieux d’apprentissage
Le film ne s’arrêtera pas aux portes du cinéma. Une version courte sera accessible dans les médiathèques et les collèges à partir de septembre, avec l’appui de l’ADAV. L’idée est simple : toucher les jeunes publics et les familles, semer des graines pour demain.
Cette démarche de sensibilisation au développement durable s’inscrit dans une urgence plus globale. Face aux défis climatiques, il devient essentiel d’outiller les citoyens avec des exemples positifs. Et quoi de mieux qu’un documentaire pour ouvrir les consciences ?
Un débat au cinéma du Fa pour continuer la réflexion
Assister à cette projection, c’est aussi prendre part à une discussion vivante. Après le film, Jean-Michel Le Saux échangera avec le public sur les coulisses de son tournage et les enseignements qu’il en tire. Une occasion rare de dialoguer avec un réalisateur qui ose montrer une agriculture résolument tournée vers l’avenir.
Alors, tu prévois de passer la soirée du 11 août au cinéma Ellé ? La séance commence à 20h30, et les places se méritent. En attendant, laisse-toi porter par les images du film, et peut-être qu’elles changeront ton regard sur ton assiette.

Formée en diététique, elle s’est tournée vers l’écriture culinaire après avoir tenu un blog végétalien suivi en France. Elle teste chaque recette chez elle avant de la publier. Son dada : rendre la cuisine végétale simple et gourmande.
7 commentaires
Hâte de découvrir ce documentaire, le lien entre la terre et l’assiette me passionne. Merci pour le partage !
Super initiative ! Ce documentaire donne vraiment envie de comprendre l’agroforesterie. Vivement la projection et le débat.
Enfin un film qui relie santé des sols et alimentation. Hervé Coves a l’air inspirant. Je note la date !
Voir un agronome sur le terrain, ça fait du bien. Hâte de découvrir ces pratiques et de les cuisiner.
Enfin un film qui parle concrètement d’agroforesterie, j’adore ! Ça donne envie de découvrir Hervé Coves.
Ce documentaire a l’air passionnant ! J’aimerais comprendre comment concilier rentabilité et agroforesterie.
Merci Lucie pour ce bel article. L’agroforesterie, c’est comme les épices : ça enrichit tout. Hâte de voir ce documentaire.