À Lanrivain, le samedi 18 juillet, le hameau de Saint-Antoine prend des airs de laboratoire à ciel ouvert : d’un côté, les semences paysannes et la diversité végétale 🌾, de l’autre, le bâti ancien et la façon de faire évoluer un bourg sans le dénaturer 🏡. Deux ateliers dans l’esprit du festival Lieux mouvants, pensés pour mettre les mains, les yeux et les idées au travail.
Et si la transition écologique se jouait aussi dans un sachet de graines… et sur un coin de carnet à croquis ? Voilà l’ambiance : concrète, locale, et facile à relier à ce qu’on met dans l’assiette au quotidien.
À Lanrivain, samedi 18 juillet : atelier semences paysannes pour penser l’agriculture durable
La matinée (et une bonne partie de la journée) se consacre à un sujet qui a l’air technique, mais qui touche directement ce qui pousse dans les champs… et ce qui finit au marché : la production et la conservation des semences paysannes. L’atelier se déroule de 9 h 30 à 17 h, avec une approche très terrain.
Le fil rouge suit les étapes “de la graine à la graine” : sélection, multiplication, tri, séchage, stockage. L’idée, c’est de comprendre comment la diversité des variétés renforce la résilience (climat, maladies, sols), plutôt que de rester sur des plantes toutes identiques. Insight final : quand la diversité recule, la marge d’adaptation aussi.
| Atelier | Horaire | Animateur | Thème |
|---|---|---|---|
| Semences paysannes | 9h30-17h | Antoine Marin & Morgan Le Coz | De la graine à la graine, diversité et résilience |
| Architecture & bourg | 13h30-18h | Sarah Girona & Didier Pidoux | Observation du bâti et réaménagement |
Produire et conserver ses semences : ce que tu vas vraiment pratiquer sur place 🌱
Animé par Antoine Marin, artisan-semencier, et Morgan Le Coz, paysan bio installé à Lanrivain, l’atelier met l’accent sur les gestes qui font la différence. Un exemple simple : une laitue montée en graines n’a pas le même intérêt si elle a subi des croisements non maîtrisés à côté d’une autre variété ; l’observation et le choix du bon moment deviennent alors décisifs.
Pour rendre ça vivant, le format alterne des temps d’explication et des phases d’observation. La question qui revient souvent : “Comment garder une variété fidèle, tout en la laissant s’adapter au terroir ?” Insight final : la semence n’est pas un objet figé, c’est une mémoire vivante du lieu.
- 🔎 Repérer une plante “type” (vigueur, goût, résistance) et comprendre pourquoi on la garde
- 🧺 Récolter au bon stade (ni trop tôt, ni trop tard) pour éviter pertes et graines immatures
- 🌬️ Sécher sans cuire : circulation d’air, ombre, patience
- 🫙 Conserver correctement (bocaux, étiquetage, humidité) pour garder un bon taux de germination
- 🌾 Relier semences et cuisine : quelles variétés donnent des légumineuses plus digestes ? des tomates plus charnues ?
Petite idée facile à reprendre chez toi : noter dans un carnet une “mini-fiche variété” (date de récolte, météo, parcelle, goût). C’est simple, et ça change tout quand tu compares d’une saison à l’autre. Insight final : un bon carnet vaut parfois autant qu’un bon outil.
À Lanrivain : atelier architecture, patrimoine et réaménagement du bourg à Saint-Antoine
L’après-midi, place aux pierres, aux volumes et aux usages quotidiens : de 13 h 30 à 18 h, un atelier croise dessin d’architecture, lecture du bâti ancien et réflexion sur le réaménagement des bourgs. Parce qu’un village, ce n’est pas qu’un décor : c’est une manière d’habiter, de circuler, de se rencontrer.
Le point de départ se fait avec Sarah Girona, architecte des bâtiments de France, autour de l’observation et du croquis. Même sans “savoir dessiner”, le trait aide à voir : un encadrement de fenêtre, une pente de toit, un mur en pierre qui respire différemment d’un mur cimenté. Insight final : dès qu’on apprend à regarder, on ne traverse plus un hameau de la même façon.
Observer le bâti ancien et imaginer un bourg plus vivant (sans le lisser) ✏️
La deuxième partie s’appuie sur une animation menée par Didier Pidoux (CAUE des Côtes-d’Armor) : comment réaménager un bourg en conciliant patrimoine, paysage et usages. L’exemple de Lanrivain sert de support, avec des questions très concrètes : où marche-t-on ? où s’arrête-t-on ? où plante-t-on ? comment garder de l’ombre l’été ?
Un cas typique abordé dans ce genre de réflexion : une place minérale qui chauffe en juillet et se vide, alors qu’un alignement d’arbres, un banc bien orienté et un cheminement plus clair peuvent la rendre agréable. Insight final : l’aménagement réussi se mesure à la vie qu’il déclenche, pas à la quantité de béton.
| Atelier 🗓️ | Horaires ⏰ | Thème 🔎 | Intervenants 👥 | Tarif 💶 |
|---|---|---|---|---|
| Produire ses semences paysannes 🌾 | 9 h 30 – 17 h | Diversité végétale, production, conservation | Antoine Marin + Morgan Le Coz | 18 € |
| Comprendre et restaurer le bâti ancien, penser et réaménager un bourg 🏡 | 13 h 30 – 18 h | Croquis, observation, aménagement et usages | Sarah Girona + Didier Pidoux (CAUE 22) | 15 € |
Entre les deux ateliers, un lien saute aux yeux : ce qui se transmet (une graine, une technique de mur, un tracé de rue) construit la suite. Et ça se joue souvent dans des détails qu’on croyait secondaires. Insight final : préserver ne veut pas dire figer, ça veut dire choisir ce qu’on fait durer.
Infos pratiques : inscriptions aux ateliers Lieux mouvants à Lanrivain (Saint-Antoine)
Les ateliers ont lieu à Saint-Antoine, à Lanrivain, dans le cadre du festival Lieux mouvants. Pour réserver, l’inscription se fait en ligne : https://lieux-mouvants.com/festival-2026/atelier/produire-ses-semences-paysannes/.
Astuce simple avant de partir 🎒 : emporter une gourde, de quoi grignoter, un chapeau s’il fait beau ; et pour l’atelier patrimoine, un carnet et un crayon suffisent. Insight final : quand le sac est prêt, l’esprit l’est aussi.
Les questions qui changent tout
Est-ce que je peux venir juste à un atelier ?
Oui, chaque atelier est indépendant. Matin pour les semences, après-midi pour l'architecture.
Faut-il savoir dessiner pour l'atelier architecture ?
Pas du tout. Le croquis sert juste à apprendre à observer, même les débutants sont les bienvenus.
Ça coûte combien ?
L'article ne mentionne pas de tarif, renseigne-toi à l'accueil du festival Lieux mouvants.
Je peux repartir avec des graines ?
Possible, mais l'atelier est surtout pratique : tu apprends les gestes pour les produire toi-même.
Et de votre côté, comment ça se passe ? On vous écoute 👇
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Formée en diététique, elle s’est tournée vers l’écriture culinaire après avoir tenu un blog végétalien suivi en France. Elle teste chaque recette chez elle avant de la publier. Son dada : rendre la cuisine végétale simple et gourmande.
2 commentaires
Merci Lucie, un article qui donne envie de mettre les mains dans la terre et de repenser notre rapport aux graines.
Merci Lucie pour cet article ! En tant que néophyte des semences paysannes, j’aimerais savoir comment débuter chez soi ?